Jean Francois SoucyAvril 2011

Jean-François Soucy: profession releveur de qualité


Malgré que Jean-François habite dans le bas du fleuve, plus précisément à La Pocatière, il a participé, dans la mesure de sa disponibilité au programme sport-études baseball au secondaire et au collégial avec les Lions de St-Lawrence l'an passé. C'est justement lors du séjour prolongé de deux mois en Floride avec les LIonsm soit en février-mars 2010, que JF a suscité de l'intérêt auprès de dépisteurs de quelques institutions des États-Unis.
L'institution qui l'a le plus attiré fut le Monroe College à New-York vers lequel il s'est dirigé en septembre dernier afin de s'aligner avec les Mustangs, qui évoluent dans la division 1 de la NJCAA (National Junior College Athletic Association). D'ailleurs, un de ses entraîneurs est Luis Melendez, un ex-receveur des Capitales de Québec.
Et, il étudie en «business administration» pour le moment, mais il envisage de transférer dans un nouveau programme en «sport management» l'an prochain, pour lequel programme JF manifeste de l'intérêt.
En ce qui a trait au baseball, la saison a commencé le 10 mars, et l'équipe est allée en Caroline du sud du 16 au 22 mars. Avant de jouer des matchs, les Mustangs pratiquaient 4 fois semaine, à raison d'environ 3h30 chaque fois. Étant donné que le collège n'a pas ses propres installations, les horaires étaient difficiles, ce qui les obligeait à pratiquer tôt le matin ou tard le soir.
Durant la saison, son emploi du temps se définit comme suit : l'école s'est terminée tôt au printemps, le 5 avril. Le reste de l'année, ce sera seulement du baseball (des matchs). À moins qu'il y ait des parties annulées, on ne pratique pas vraiment puisqu'on joue entre de 6 à 9 parties par semaine. La saison est TRÈS condensée.
 
Son adaptation a été ardue les deux premiers mois en raison du fait que son anglais n'était pas très bon pour ne pas dire nul selon JF. «C'était toujours compliqué de comprendre ou d'être compris. Par contre, l'avantage de cette école est qu'il y a beaucoup d'étudiants internationaux, donc il y a un programme spécial pour apprendre l'anglais de façon accélérée. Aussi les gars de baseball m'ont beaucoup aidé en me corrigeant sans pour autant se moquer de moi».
De poursuivre Jean-François : «j'aime bien l'ambiance détendue qu'arborent les entraîneurs. Aussi, je suis à 20 minutes en train de Times Square... ce qui n'est pas désagréable.
Toutefois, la température nous empêche de pratiquer à l'année longue à l'extérieur. Aussi, il fait très froid pour le premier mois de baseball...ce qui fait qu'on n'est pas trop dépaysé au point de vue température».

À la question à savoir comment il évalue sa performance au baseball, notre grand lanceur droitier répond :«J'ai connu des difficultés en début de saison surtout lors de ma 2e sortie. En dehors de ça,  j'ai connu du succès dans mes autres sorties. Pour ce qui est de l'équipe, malgré notre fiche de 9v-7d, on est en deçà des attentes. Malgré tout, je suis très satisfait de mon utilisation puisque je suis le releveur le plus utilisé à date. De plus,  les entraîneurs ont été très honnêtes avec nous, ce qui fait que je savais déjà ce qu'ils attendaient de moi avant que la saison débute.
À l'appui de ses dires concernant ses performances, notre grand lanceur droitier affiche de bonnes statistiques :
Il a lancé dans 6 matchs, accordé 6 points, retiré 12 frappeurs au bâton, a mérité 1 victoire.
Comme dit JF: «j'ai toutes les raisons d'être positif en ce qui a trait à son expérience à Monroe College, premièrement, mon anglais ne me cause plus aucun «soucy» (sans jeu de mots) alors que j'étais mauvais à mon arrivée; deuxièmement , comme j'aimerais poursuivre «ma carrière» dans le monde du sport, mon passage en sol américain m'aura aidé à développer des contacts et aussi à apprendre différentes philosophies. Du coté sportif, je me suis amélioré. J'ai beaucoup gagné en maturité et cela m'aide beaucoup au baseball comme à l'école. Je suis certain que cette expérience m'aidera à connaître une bonne saison estivale avec les Diamants».

Sur un plan plus général, il constate qu'il a appris beaucoup sur les autres cultures étant donné qu' environ 70% des joueurs de l'équipe ne sont pas des américains.
«Évidemment, poursuit-il, j'ai l'intention de revenir l'an prochain. Par contre pour mes deux dernières années d'éligibilité, j'aimerais bien les vivre dans le sud des États-Unis, ce qui me donnerait l'opportunité de pratiquer et de jouer à l'extérieur à longueur d'année. Quel rêve!

Malgré son profitable séjour à l'étranger, JF ne cache pas sa hâte de revoir ses «potes» de baseball à Québec.  

André Roy