Portrait de Didier Landry
(a fait partie du programme sport-études baseball de 2007 à 2009)

Recruté suite au camp d'entraînement 2009 des Lions de St-Lawrence, affiliés au programme sport-études, Didier a choisi de se rapporter au College of the Sequoias de la Californie
à l'automne 2010 même s'il avait eu d'autres offres intéressantes. Sans doute attiré par la température qu'il qualifie d'idéale, il choisit de s'aligner pour les Giants qui évoluent dans la CVC (Central Valley Conference) de la Junior College League.

«La Californie, dit-il, c'est génial. La température est parfaite, on est dehors à longueur d'année.! Je suis proche des grandes villes  telles Los Angeles, San Francisco et Las Vegas, c'est vraiment une belle expérience de vie. Le baseball à longueur d'année, c'est aussi intéressant surtout que je peux continuer d'étudier en pratiquant mon sport préféré».
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C'est à l'automne qu'a débuté son entraînement où il pratiquait à tous les après-midi en semaine et jouait un match hors-concours la fin de semaine avec son équipe, et ce, jusqu'en décembre. De plus, il faisait du «gym» du lundi au jeudi le matin à 7h00. Tandis qu'après les Fêtes, avant que l'école ne recommence, il faisait du «gym» et du cardio le matin, suivi d'un diner d'équipe et de pratique l'après-midi du lundi au vendredi pendant 3 semaines, ce fut très intensif! L'entraîneur amenait les joueurs à divers endroits pour faire du cardio comme courrir en montagne, jouer du «paint ball» et faire d'autres activités agréables mais efficaces comme exercice cardiovasculaires.

Finalement, leur «vraie» saison débuta à la mi-février 2011. Elle se répartissait de la façon suivante: pratiques les lundis, mercredis, vendredis en après midi tandis que les matchs se disputaient les mardis, jeudis et samedis. Les lundis et mercredis avant-midi étaient réservés au gym dès 7h00. «Si nos notes, dit-il, étaient en bas de 3.0 GPA, nous devions aller au «study hall» 3h00 de plus par semaine. Heureusement que j'avais obtenu 4.0, ce qui m'exemptait de ces heures d'études supplémentaires.»

Si on parlait d'adaptation. Sur le plan scolaire, ayant fréquenté le cégep anglophone St-Lawrence à Québec, son adaptation n'a pas été trop dur. Coté baseball, c'est différent, les entraîneurs exigent beaucoup d'eux...c'est très très compétitif. Mais Didier dit s'être adapté assez vite à la dynamique. Le plus dur fut de s'habituer à vivre continuellement en anglais, de cotôyer des amis qui ne parlent que l'anglais, en somme de l'anglais partout!
Un autre aspect que Didier a trouvé un peu difficile fut d'être loin de sa famille et de ses amis, puisqu'il se dit très proche de sa famille et de ses amis.

Sur le plan baseball, le grand lanceur de St-Étienne-de-Lauzon ne se considère pas comme un excellent lanceur, mais on lui reconnait un bon potentiel et il semble sur la bonne voie pour le développer. Il  évalue ses performances avec les Giants du College californien comme moyennes avouant qu'il pourrait faire mieux. Jugeant sa 1re année aux États-Unis comme une année de progression, il pense que l'an prochain sera une meilleure année de compétition, lui permettant de transférer dans une université d'un meilleur calibre, espère-t-il. Toutefois, Didier n'abandonnera pas son équipe qui terminera la saison en 1re ou 2e position, lui ouvrant ainsi la porte aux séries de fin de saison.

À la question à savoir s'il était satisfait de son utilisation, Didier avoue qu'il préférerait être utilisé plus souvent, mais il se dit prêt à accepter mon rôle dans l'équipe et à travailler fort pour améliorer son sort d'autant plus que son entraîneur l'aime bien, dit-il, et semble avoir confiance en lui.
De continuer l'athlète de 6'5'', «J'ai grandi (en maturité et non en taille) beaucoup en une année,  je n'ai jamais été vraiment sérieux coté école et baseball, mais cela a changé d'avec mon année passée ici au Collège américain. Je considère ne m'être jamais préparé autant pour une belle saison de balle ... avec les Diamants...ça c'est sûr parce que j'ai eu vraiment beaucoup de volume».

Finalement, Didier pense bien revenir pour une deuxième année en Californie d'autant qu'il en sera à sa deuxième année dans l'équipe, ce qui devrait lui permettre d'être encore plus intégré à l'équipe et ainsi prendre une plus grande part au succès du club et, sur le plan personnel; connaître une meilleur année du côté de son développement personnel et de ses performances au baseball.

André Roy