10 juillet 2016


Entrevue avec Josue Peley des Blue Jays de Toronto

Il y a quelques mois, Josue Peley, des Capitales de Québec et également entraineur au programme sport-études baseball Les Canonniers de Québec, recevait une offre d’emploi des Jays qu’il n’a pu refuser.

Baseballeur dans l’âme, lui qui a fait partie d’équipes professionnelles, devenu un globe-trotter du baseball, détient un bagage d’expériences tant sur le losange que dans la vie de tous les jours.

Polyglotte par surcroît, justement les Blue Jays de Toronto se cherchait un interprète pour faciliter les communications et les échanges entre dirigeants et joueurs dont plusieurs parlent l’espagnol, d’autres l’anglais et même le français.

Josue détenait toutes ces qualités et de plus, il maitrise tous les rouages du baseball sur le terrain.

J’ai rencontré Josue et voici quelques-unes de ses confidences après quelques mois avec les Jays.

«J'adore mon job, dit-il, l'expérience est incroyable même vraiment beaucoup plus que je ne pouvais l’imaginer. Les gars sont incroyables, l'organisation des Blue Jays est formidable. La ville de Toronto est superbe et le stade est magnifique. Faudrait en faire un pareil à Montréal !

 

«Laissez-moi vous raconter mes journées, me dit-il.

«Bien, comme les autres joueurs, j'arrive environ 5 heures avant la partie. Parfois, j'ai des entrevues avec les joueurs qui ne parlent pas beaucoup l’anglais : Encarnacion, Carrera, Lake ou Osuna. Ensuite, je vais voir au tableau qu’elles sont mes tâches . Normalement, je vais attraper des balles au premier but venant de Tulo. Après, je vais au 2e coussin pour tourner des doubles-jeux avec les joueurs d'avant-champ ou bien pour attraper des balles venant du champ extérieur. Ensuite, je lance la pratique au bâton pour le 3e groupe de joueurs. Il m'arrive des fois d'aller attraper des «flat ground» avant le ''BP''.

Parlant de puissance au bâton, selon Josue, les joueurs les plus puissants sont de loin : Donaldson et Encarnacion. Disons que le Stade a l'air petit pendant leur pratique au bâton, explique-t-il. .

 

«Pendant le match, je peux faire du «video replay / reprise video » ou bien j’en profite pour m'entrainer et après les matchs, je suis disponible pour faire les entrevues avec les joueurs Latino-Américains.»

On sait que Josue s’entend bien avec Russel Martin. Mais, il entretient de bonnes relations avec plusieurs autres tels que Osuna, Barney, Travis, Carrera, Encarnacion et Tulowitzki.

De poursuivre notre idole à nous, « le rythme du baseball majeur (voyagement, etc) est plus exigeant que lorsque je jouais avec les Capitales. Bien sûr, on ne peut pas faire une comparaison. Ici, les voyages sont tous en avion, les repas sont incroyables. En somme, le mode de vie est beaucoup différent. Mais, je n'enlève rien aux conditions des joueurs des Capitales, l’organisation des Caps fait très bien les choses ».

Parlant performance, les Jays sont au plus fort de la course pour les séries, il est intéressant d’avoir l’opinion de Josue. Crois-il aux chances des Jays de se qualifier pour une 2e année consécutive?

 

«Je crois que oui. Batista sera de retour après le ‘’all star break’’, la relève a été améliorée avec l'acquisition de Grilli et avec le retour en force de ‘’Tulo’’ et aussi, il y a Russell qui a connu un lent début de saison, je crois que ça va aller juste de mieux en mieux».

Laissons aller Josue à ses tâches. Connaissant son ardeur au travail, son talent et son enthousiasme sur un terrain de baseball, nous sommes assurés que les Jays ne regrettent pas leur décision d’embaucher Josue.

Jean-Philippe Roy